Safari Rally : Ogier et Solberg dans un mouchoir de poche, le Kenya ne fait aucun cadeau !

Le duel est lancé. Au terme d’une première étape éprouvante autour du lac Naivasha, le Toyota Gazoo Racing impose son rythme. Sébastien Ogier et Oliver Solberg se rendent coup pour coup, séparés par une seconde symbolique, alors que la savane a déjà commencé à dicter sa loi aux autres prétendants.

Oliver Solberg
L’expérience face à la fougue : Ogier et Solberg analysent une étape où chaque seconde de perdue dans la poussière pèse lourd au général.

Le décor est planté, et il est brutal. Après l’annulation de la première spéciale matinale pour cause de terrain impraticable, les équipages ont affronté 100 kilomètres de poussière et de pièges. Sébastien Ogier, fidèle à sa légende sur les terres africaines, a sonné la charge dès l’entame à Loldia. Pointé à plus d’une minute au réveil, l’octuple champion du monde a grignoté son retard scratch après scratch pour revenir sur les talons d’un Oliver Solberg solide mais sous pression.

Le jeune Suédois a bien cru voir s’envoler ses espoirs suite à des gommes endommagées dans l’après-midi, voyant son avance fondre comme neige au soleil. Derrière ce duo de tête, Elfyn Evans assure le tir groupé de l’armada japonaise en complétant le podium provisoire, malgré une menace constante de la concurrence.

La journée a également été marquée par la résilience de Sami Pajari. Malgré une pénalité de 20 secondes pour un retard à l’assistance, le Finlandais a signé quatre temps scratchs, prouvant que la GR Yaris Rally1 est l’arme absolue ce week-end. En revanche, la soupe à la grimace est de mise pour Takamoto Katsuta, freiné par deux crevaisons, et pour le clan Hyundai : Neuville a dû bricoler son radiateur en pleine savane tandis qu’Esapekka Lappi a vécu une spéciale surréaliste, bloqué derrière des girafes avant de finir sa course dans un arbre.

Voiture 1 (Sébastien Ogier, Vincent Landais)
Duel fratricide chez Toyota : seulement 1,0 seconde d’écart sépare le maître Ogier de l’ambitieux Solberg

L’avis de la rédac’ Pitlane-infos

Ce Safari tient toutes ses promesses : c’est un jeu d’élimination où la pointe de vitesse pure doit s’effacer devant la gestion mécanique. Voir Ogier et Solberg séparés par une seule seconde après un tel traitement de faveur infligé aux voitures est tout simplement exceptionnel. On salue la performance de Pajari qui, sans son souci technique, serait l’arbitre de ce duel. Demain, avec la spéciale de Sleeping Warrior (25 km de calvaire), les écarts pourraient exploser. Notre pronostic ? L’expérience d’Ogier sera sa meilleure alliée quand la fatigue mécanique commencera à peser sur les organismes. Mais attention, au Kenya, c’est souvent la piste qui décide du vainqueur, pas le pilote.

Photos: Toyota Gazoo Racing

Voiture 33 (Elfyn Evans, Scott Martin)

Toyota GR Yaris Rally1 n°18 de Takamoto Katsuta et Aaron Johnston

Voiture 5 (Sami Pajari, Marko Salminen)

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