La septième manche du Championnat du Monde d’Endurance (WEC) sur le tracé mythique du Fuji Speedway aura tenu toutes ses promesses. Alors que l’écurie française Alpine semblait filer vers un doublé retentissant, un coup du sort stratégique dans la dernière heure a permis à Toyota de rafler la mise à domicile. Retour sur une course palpitante et riche en rebondissements.

Un départ animé et une domination tricolore
Après des qualifications annulées en raison des conditions météorologiques défavorables le samedi, la grille de départ s’est basée sur les temps combinés des essais libres. Une opportunité saisie par Alpine, qui a verrouillé la première ligne.
Dès le baisser du drapeau vert sur une piste séchante, les prototypes français ont imprimé un rythme soutenu. Pendant plus de quatre heures, les A424 ont contrôlé les débats avec autorité, gérant parfaitement les dégradations de pneus et les conditions changeantes. Derrière, la lutte faisait rage entre Aston Martin, BMW et Toyota, tandis que Peugeot connaissait une course en deux teintes dès le début d’épreuve avec des ennuis mécaniques précoces sur la n°93.
La neutralisation qui change tout
Alors que l’on s’acheminait vers un triomphe tricolore, un violent accrochage impliquant une McLaren LMGT3 et une Aston Martin à environ une heure du damier a provoqué la sortie de la voiture de sécurité. Le rail de sécurité ayant été lourdement endommagé, la neutralisation s’est prolongée pendant près de trente minutes.
C’est à ce moment précis que la course a basculé. Sentant la réparation s’éterniser, le stand Toyota a tenté un coup de poker magistral avec la GR010 Hybrid n°8 (Sébastien Buemi, Brendan Hartley et Ryo Hirakawa) : effectuer un ravitaillement express sans changer de pneumatiques pour ressortir en tête de la pit-lane.
À l’inverse, Alpine a fait le choix de la sécurité en rechaussant deux pneumatiques neufs sur la n°36 aux mains de Victor Martins. Un arrêt plus long qui a relégué les Alpine au cœur du paquet au moment du Restart.
Le rush final : Toyota vainqueur, Alpine sur le podium
Au drapeau vert, avec seulement une vingtaine de minutes au chrono, Victor Martins s’est lancé dans une remontée spectaculaire. Enchaînant les dépassements autoritaires — notamment face à la BMW M Hybrid V8 n°15 de Dries Vanthoor —, le jeune pilote français est revenu comme un boulet de canon dans les échappements de la Toyota n°8.
Malgré une pression de tous les instants dans les ultimes boucles, Ryo Hirakawa a tenu bon sous le damier pour offrir à Toyota une victoire étriquée pour moins d’une seconde. Alpine se contente de la deuxième place avec la n°36, offrant tout de même un magnifique podium à la marque au flèche A, tandis que la BMW n°15 complète le Top 3.
L’ÉQUIPE PEUGEOT TOTALENERGIES TERMINE SIXIÈME AUX 6 HEURES DE FUJI
Du côté du clan Lion, le bilan est mitigé mais porteur d’enseignements. Après l’abandon précoce de la voiture sœur n°93 suite à des soucis de transmission dès la première heure de course, tous les espoirs reposaient sur la Peugeot 9X8 n°94.
Au terme d’une prestation solide et sans bavure à travers les pièges de la météo et du trafic, L’ÉQUIPE PEUGEOT TOTALENERGIES TERMINE SIXIÈME AUX 6 HEURES DE FUJI. Une performance méritante qui permet d’apporter de précieux points au constructeur français avant la fin de saison.
Ce qu’il faut retenir :
- Hypercar : Victoire de la Toyota n°8 devant l’Alpine n°36 et la BMW n°15.
- Championnat : Grâce à ce succès tactique, l’équipage de la Toyota n°8 prend les commandes du classement général pilotes avant les deux dernières manches de la saison.
- Prochaine étape : Rendez-vous le mois prochain pour les 6 Heures de Barcelone, qui promettent d’être décisives pour le dénouement de la saison WEC !
Photos: DR
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