Neuville dompte le Portugal : le coup de tonnerre qui relance Hyundai !

On le croyait au fond du seau après sa bévue croate, mais Thierry Neuville a rappelé à tout le parc assistance pourquoi il porte le n°1 sur ses portières. Profitant d’un coup de théâtre cruel pour Sébastien Ogier, le Belge s’impose à Matosinhos et brise enfin l’hégémonie de Toyota en 2026. Un succès au forceps qui redistribue totalement les cartes du championnat.

Voiture 1 (Sébastien Ogier, Vincent Landais
L’envol avant la chute. Sébastien Ogier a fait le spectacle sur les bosses lusitaniennes, mais une crevaison cruelle dans l’avant-dernière spéciale l’a privé d’une huitième victoire record, le reléguant à une frustrante sixième place.

Le rallye est une discipline ingrate, et Sébastien Ogier en a fait la douloureuse expérience ce dimanche. Alors qu’il filait vers un huitième succès record sur les terres lusitaniennes avec une avance confortable de 21,9 secondes, le Gapençais a vu ses espoirs s’éventrer en même temps que son pneu arrière droit dans les rocailles de Vieira do Minho 2. Un incident qui a laissé le champ libre à un homme qui n’en demandait pas tant : Thierry Neuville.

Pourtant, rien n’était gagné pour le champion en titre. Relégué à une discrète septième place en début d’épreuve et sevré de podium depuis le début de la saison, Neuville a fait le dos rond sous la pluie et la boue. Avec Martijn Wydaeghe, il a su rester à l’affût, évitant les pièges d’un parcours devenu un véritable champ de mines. Solide, le duo belge a géré la mythique Power Stage de Fafe pour décrocher sa 23e victoire en carrière, 16,3 secondes devant un Oliver Solberg opportuniste.

Derrière, c’est la soupe à la grimace chez Toyota. Outre la chute d’Ogier (6e), Sami Pajari a lui aussi tout perdu sur crevaison, laissant la troisième marche du podium à un Elfyn Evans peu impérial mais terriblement efficace au comptable. Le Gallois repart du Portugal en leader du championnat, avec 12 unités d’avance sur Takamoto Katsuta. Côté tricolore, Adrien Fourmaux pourra nourrir des regrets : leader éphémère vendredi avant de subir deux crevaisons, il sauve les meubles avec une 4e place et le scratch dans la Power Stage.

L’avis de la rédac’ Pitlane-infos

Quel kiff de revoir Neuville à ce niveau ! On ne va pas se mentir, le début de saison de Hyundai sentait le sapin face à une armada Toyota intouchable. Voir Thierry s’imposer ici, c’est le scénario idéal pour le suspense du WRC. Certes, il profite des malheurs d’Ogier, mais c’est aussi ça le rallye : être là quand les autres flanchent.

On salue la performance d’Oliver Solberg qui confirme son retour en forme, mais la vraie info, c’est la résilience de l’équipe coréenne. Cette victoire n’est pas qu’un coup de chance, c’est un message envoyé à la concurrence : le patron est de retour aux affaires. Seul bémol, le rythme pur de la i20 N semble encore un poil en deçà de la Yaris sur la durée d’un week-end complet. À confirmer en Sardaigne !

Photos: Toyota Gazoo Racing /Jaanus Ree / Red Bull Content Pool

Voiture 99 (Oliver Solberg, Elliott Edmondson)

Voiture 33 (Elfyn Evans, Scott Martin

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