À Portimão, Alpine Endurance Team n’a pas fait de la figuration hivernale. 1250 km, zéro incident, un trio de pilotes qui mélange expérience et jeunesse : la marque française pose les bases d’une saison 2026 qui ne vise plus l’apprentissage, mais l’autorité en Hypercar.

Alpine change de dimension, pas seulement de réglages
Il y a des essais d’intersaison qui servent à vérifier que tout fonctionne. Et il y a ceux qui envoient un message au plateau. À Portimão, l’Alpine A424 configuration 2026 était clairement dans la seconde catégorie.
Troisième campagne en catégorie reine du FIA WEC, et déjà plus question de parler de retour ou de reconstruction. Alpine est désormais dans une logique d’installation durable parmi les références de l’Hypercar. Le ton est donné dès les premiers tours de roues sur l’Autódromo Internacional do Algarve : 1250 kilomètres couverts, aucun incident, et un programme dense centré sur les évolutions techniques de l’A424 et la compréhension des nouveaux Michelin Pilot Sport Endurance 2026.
Au volant, un trio qui résume parfaitement la stratégie de l’équipe :
-
Ferdinand Habsburg, valeur sûre de l’endurance moderne
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Frédéric Makowiecki, science de la mise au point et expérience du très haut niveau
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Victor Martins, jeunesse française en phase d’intégration accélérée
Ce n’était pas un simple roulage, mais une vraie mise en condition course, avec notamment des séances nocturnes. Pour Martins, c’est un cap : après un premier contact lors des Rookie Tests 2024, il découvre l’A424 dans un contexte pur endurance, gestion des relais, trafic, repères de nuit. Exactement le type de formation terrain qui transforme un espoir en pilote d’équipage.
Au volant, un trio qui résume parfaitement la stratégie de l’équipe :
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Ferdinand Habsburg, valeur sûre de l’endurance moderne
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Frédéric Makowiecki, science de la mise au point et expérience du très haut niveau
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Victor Martins, jeunesse française en phase d’intégration accélérée
Ce n’était pas un simple roulage, mais une vraie mise en condition course, avec notamment des séances nocturnes. Pour Martins, c’est un cap : après un premier contact lors des Rookie Tests 2024, il découvre l’A424 dans un contexte pur endurance, gestion des relais, trafic, repères de nuit. Exactement le type de formation terrain qui transforme un espoir en pilote d’équipage.
L’A424 évolue, Alpine aussi
Depuis son retour au sommet en 2024, Alpine a coché des cases à grande vitesse : un podium dès la première saison, puis une victoire symbolique aux 6 Heures de Fuji 2025, centième course de l’histoire du WEC. Mais en interne, le discours est clair : ces résultats ne sont plus des exploits, ils doivent devenir la norme.
L’intersaison a donc été consacrée à des évolutions ciblées de l’A424. Pas de révolution cosmétique, mais du travail de fond : exploitation du package aérodynamique, corrélation piste/simulateur, compréhension fine des pneus 2026. C’est là que se jouent les dixièmes invisibles qui font la différence sur des courses de 6, 8 ou 24 heures.
Les données récoltées au Portugal sont déjà en analyse, avant un enchaînement sérieux :
test à Motorland Aragón fin février
Prologue WEC à Losail les 22 et 23 mars
Le calendrier ne laisse aucun répit. Et c’est précisément ce que cherche Alpine : arriver au premier départ avec une voiture déjà “vécue”, pas en phase de découverte.
Plus qu’une présentation, un signal le 18 février
La révélation de la livrée et des équipages le 18 février à l’Atelier Alpine Paris ne sera pas un simple exercice de communication. Ce sera la mise en vitrine d’un programme qui a clairement changé de posture. On ne présente plus un projet ambitieux : on expose une équipe qui se considère légitime pour jouer devant.
L’avis de la rédac’
Alpine n’est plus dans la narration du retour, mais dans celle de la pression. Et c’est exactement ce qu’on attendait. Ce roulage propre, long et structuré à Portimão montre une chose : l’équipe travaille comme un prétendant régulier au podium, pas comme un outsider spectaculaire.
Si la fiabilité suit et que les évolutions de l’A424 confirment en course ce qu’elles laissent entrevoir en test, 2026 peut être l’année où Alpine passe d’équipe qui surprend… à équipe qui dérange vraiment les cadors. Et en Hypercar, c’est le moment précis où on commence à compter les points différemment.
Yves Lefevere
Photos : DR /Alpine
(certaines photos sont des photos d’archives)
Rédacteur et fondateur de Pitlane-Infos, site indépendant consacré au sport automobile. Les actualités publiées proviennent directement des équipes et constructeurs.

