Dans le froid, le brouillard et l’imprévisible, le Rallye Monte-Carlo a rappelé dès sa première soirée pourquoi il reste une épreuve à part. Et pour son baptême avec Toyota Gazoo Racing, Oliver Solberg n’a pas attendu longtemps pour marquer les esprits.

Il y a des débuts qui ne passent pas inaperçus. Et puis il y a ceux qui claquent comme un coup de tonnerre dans les Alpes. Jeudi soir, sur des routes aussi piégeuses que mythiques, Oliver Solberg a signé une entrée fracassante dans la saison 2026 du WRC en prenant les commandes du Rallye Monte-Carlo dès la première nuit. Froid, précis, presque insolent de maîtrise, le Suédois a transformé l’enfer monégasque en terrain de jeu.
Tout avait pourtant commencé dans le décorum feutré du port de Monaco. Avant même que les chronos ne s’emballent, Sébastien Ogier attirait les regards lors de la présentation de la GR Yaris Édition “9 titres”, hommage à son neuvième sacre mondial décroché en 2025. Le calme avant la tempête.
La première spéciale, disputée sous la pluie, voyait Elfyn Evans imposer sa loi. Le Gallois profitait d’un grip précaire mais lisible pour prendre la tête, offrant à Toyota un triplé provisoire avec Solberg et Ogier dans son sillage. Un début classique… en apparence.
Car dès que le rallye quittait la côte pour grimper vers Gap, le Monte-Carlo reprenait ses droits. Nuit noire, plaques de verglas, neige fondue et visibilité aléatoire : le décor était planté. Et c’est là que Solberg a changé de dimension.
Dans la deuxième spéciale, le pilote de la GR Yaris Rally1 n’a laissé aucune chance à la concurrence. Un chrono stratosphérique, 31 secondes infligées au peloton, et une démonstration de lecture des conditions qui a surpris jusqu’aux plus aguerris. À ce moment précis, le rallye basculait.
La troisième spéciale, écourtée par un drapeau rouge en raison d’un brouillard épais, n’a fait que figer les positions. Solberg termine la journée avec 44,2 secondes d’avance sur Evans, tandis qu’Ogier, auteur du meilleur temps avant l’interruption, reste en embuscade à un peu plus d’une minute. Derrière, Katsuta limite les dégâts, pendant que certains, comme Sami Pajari, paient cash la moindre erreur : une sortie sur un pont verglacé et une nuit de mécanique forcée pour espérer repartir.
Au-delà des écarts, c’est l’attitude de Solberg qui interpelle. Pas d’euphorie excessive, pas de discours triomphal. Juste un pilote qui découvre, apprend et gère déjà comme un leader. « Je ne suis pas venu ici pour mener le rallye », confiait-il, presque surpris de sa propre performance. Et pourtant, au Monte-Carlo, ce genre de lucidité fait souvent la différence.
Monte-Carlo, la nuit des audacieux : Solberg frappe fort dès l’ouverture
Dans le froid, le brouillard et l’imprévisible, le Rallye Monte-Carlo a rappelé dès sa première soirée pourquoi il reste une épreuve à part. Et pour son baptême avec Toyota Gazoo Racing, Oliver Solberg n’a pas attendu longtemps pour marquer les esprits.
Il y a des débuts qui ne passent pas inaperçus. Et puis il y a ceux qui claquent comme un coup de tonnerre dans les Alpes. Jeudi soir, sur des routes aussi piégeuses que mythiques, Oliver Solberg a signé une entrée fracassante dans la saison 2026 du WRC en prenant les commandes du Rallye Monte-Carlo dès la première nuit. Froid, précis, presque insolent de maîtrise, le Suédois a transformé l’enfer monégasque en terrain de jeu.
Tout avait pourtant commencé dans le décorum feutré du port de Monaco. Avant même que les chronos ne s’emballent, Sébastien Ogier attirait les regards lors de la présentation de la GR Yaris Édition “9 titres”, hommage à son neuvième sacre mondial décroché en 2025. Le calme avant la tempête.
La première spéciale, disputée sous la pluie, voyait Elfyn Evans imposer sa loi. Le Gallois profitait d’un grip précaire mais lisible pour prendre la tête, offrant à Toyota un triplé provisoire avec Solberg et Ogier dans son sillage. Un début classique… en apparence.
Car dès que le rallye quittait la côte pour grimper vers Gap, le Monte-Carlo reprenait ses droits. Nuit noire, plaques de verglas, neige fondue et visibilité aléatoire : le décor était planté. Et c’est là que Solberg a changé de dimension.
Dans la deuxième spéciale, le pilote de la GR Yaris Rally1 n’a laissé aucune chance à la concurrence. Un chrono stratosphérique, 31 secondes infligées au peloton, et une démonstration de lecture des conditions qui a surpris jusqu’aux plus aguerris. À ce moment précis, le rallye basculait.
La troisième spéciale, écourtée par un drapeau rouge en raison d’un brouillard épais, n’a fait que figer les positions. Solberg termine la journée avec 44,2 secondes d’avance sur Evans, tandis qu’Ogier, auteur du meilleur temps avant l’interruption, reste en embuscade à un peu plus d’une minute. Derrière, Katsuta limite les dégâts, pendant que certains, comme Sami Pajari, paient cash la moindre erreur : une sortie sur un pont verglacé et une nuit de mécanique forcée pour espérer repartir.
Au-delà des écarts, c’est l’attitude de Solberg qui interpelle. Pas d’euphorie excessive, pas de discours triomphal. Juste un pilote qui découvre, apprend et gère déjà comme un leader. « Je ne suis pas venu ici pour mener le rallye », confiait-il, presque surpris de sa propre performance. Et pourtant, au Monte-Carlo, ce genre de lucidité fait souvent la différence.
Rien n’est joué, bien sûr. Le vendredi s’annonce comme l’étape reine, avec près de 130 kilomètres chronométrés autour de Gap. Mais une chose est sûre : la saison 2026 est bel et bien lancée. Et elle a déjà trouvé son premier homme fort.
Au Monte-Carlo, la nuit révèle toujours quelque chose. Cette fois, elle a révélé Oliver Solberg.
Yves Lefevere
Photos: Toyota Gazoo Racing
Rédacteur et fondateur de Pitlane-Infos, site indépendant consacré au sport automobile. Les actualités publiées proviennent directement des équipes et constructeurs.




