Deux rallyes, deux démonstrations collectives. Après le triplé monégasque, Toyota pousse le curseur plus loin en verrouillant les quatre premières places en Suède. Une performance que l’on n’avait plus vue à ce niveau de domination depuis l’ère Citroën Racing en 2010 pour deux podiums consécutifs, et même depuis Audi Sport en 1984 pour un tel doublé Monte-Carlo/Suède en ouverture de saison.
Evans, épaulé par Scott Martin, a pourtant dû composer. Vendredi, balayeur piégé par des conditions instables, il cède les commandes à Takamoto Katsuta. Samedi, le Gallois hausse le ton et reprend la main. Dimanche, il gère et frappe juste : meilleur cumul sur le Super Sunday, deuxième de la Power Stage à un souffle du scratch, et 34 points dans l’escarcelle. Au championnat, le message est limpide.

Katsuta confirme sa montée en maturité avec un nouveau podium nordique, le huitième en carrière. Derrière, Sami Pajari transforme la frustration monégasque en déclic hivernal : incisif samedi, solide dimanche, le Finlandais décroche son deuxième podium en WRC. À domicile, Oliver Solberg, leader du général avant le départ, limite la casse après avoir ouvert la route vendredi et complète le carré magique Toyota.
En WRC2, les GR Yaris Rally2 trustent aussi le sommet avec Roope Korhonen devant Teemu Suninen. Chez Hyundai, Thierry Neuville sauve l’honneur en s’offrant la Power Stage pour moins d’un dixième face à Evans, pendant qu’Esapekka Lappi et Adrien Fourmaux peinent à trouver le bon tempo.
L’avis de la rédac’
Toyota ne gagne pas : Toyota étouffe. Sur la neige, la GR Yaris Rally1 impose un référentiel technique et opérationnel. Mais au-delà de la machine, c’est la gestion d’Evans qui impressionne. Moins flamboyant qu’un Ogier à ses grandes heures, plus chirurgical, le Gallois capitalise sur chaque point fort. En face, la concurrence cherche encore la clé pneumatique pour desserrer l’étau. La saison est longue, certes. Mais à ce rythme, le championnat pourrait vite prendre des allures de cavalier seul.
Photos: Toyota Gazoo Racing


